Un prête-plume (ou « ghostwriter ») est un écrivain professionnel qui rédige un livre pour le compte d’une autre personne, laquelle signe l’ouvrage de son nom ; la prestation est parfaitement légale et encadrée par contrat, avec des tarifs allant de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers d’euros pour un livre complet. Le terme remplace l’ancien mot « nègre littéraire », abandonné au profit de « prête-plume » ou « plume ».
Qui fait appel à un prête-plume ? #
Principalement trois profils : les personnalités (dirigeants, sportifs, artistes) qui publient mémoires ou essais sans avoir le temps ou la technique d’écriture ; les particuliers qui veulent transmettre une histoire familiale ou un témoignage ; et les professionnels qui publient un livre pour asseoir leur expertise. Une grande partie des autobiographies de célébrités en librairie est écrite ou co-écrite par des plumes — c’est un secret de polichinelle du milieu éditorial.
Comment ça se passe, et à quel prix #
| Élément | Pratique courante |
|---|---|
| Méthode | Entretiens enregistrés avec le client, puis rédaction par la plume |
| Durée | Plusieurs mois pour un livre complet |
| Tarification | Au forfait, à la page ou au feuillet ; de quelques milliers d’euros (récit de vie court) à plusieurs dizaines de milliers (livre complet par une plume expérimentée) |
| Contrat | Prestation de services + clause de confidentialité + cession des droits au client |
| Crédit | Anonymat total, ou mention « avec la collaboration de… » selon l’accord |
Les tarifs varient énormément selon la notoriété de la plume, la longueur du texte et la matière fournie : demandez toujours plusieurs devis détaillés.
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Ce que dit le droit #
Le prête-plume cède ses droits par contrat et s’engage à la confidentialité ; le client devient officiellement l’auteur signataire. Cette convention est admise, mais le droit moral de l’auteur réel (droit à la paternité) est en principe inaliénable en droit français — un prête-plume pourrait théoriquement revendiquer sa paternité en justice, ce qui arrive rarement mais existe. D’où l’importance d’un contrat solide des deux côtés ; pour une prestation coûteuse, la relecture par un avocat ou un conseil spécialisé est un investissement raisonnable.
Comment appelle-t-on une personne qui écrit pour une autre ?
Un prête-plume, une « plume », ou ghostwriter en anglais. L’ancien terme « nègre littéraire » n’est plus employé.
Comment trouver un prête-plume ?
Via les annuaires de biographes et plumes professionnelles, les associations d’écrivains publics et biographes, ou le bouche-à-oreille éditorial. Vérifiez les références et demandez un texte d’essai sur un chapitre.
Comment devenir prête-plume ?
C’est un métier d’écriture avant tout : la plupart des plumes viennent du journalisme, de l’édition ou de l’écriture publique. On commence souvent par des récits de vie de particuliers avant les projets éditoriaux.
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Un livre écrit par un prête-plume peut-il être publié en maison d’édition ?
Oui, c’est très courant pour les documents et témoignages. L’éditeur est généralement au courant de l’arrangement, même si le lecteur ne l’est pas.