L’autoédition consiste à publier son livre soi-même, sans maison d’édition, via des plateformes d’impression à la demande et de vente d’ebooks : l’auteur garde 100 % de ses droits et touche une part du prix de vente bien supérieure à l’édition classique — mais il fait tout lui-même, de la correction à la promotion. C’est aujourd’hui un circuit légitime, utilisé aussi bien par des débutants que par des auteurs confirmés, notamment en romance et en fantasy.
Comment ça marche concrètement #
Vous téléversez votre manuscrit mis en page et votre couverture sur une plateforme, vous fixez le prix, et le livre est mis en vente en quelques jours. En impression à la demande, chaque exemplaire est fabriqué à la commande : aucun stock, aucun investissement d’impression.
| Plateforme | Type | Part reversée à l’auteur (ordre de grandeur) |
|---|---|---|
| Amazon KDP | Ebook + papier à la demande | 70 % ou 35 % du HT sur l’ebook selon le prix ; ~60 % moins coûts d’impression sur le papier |
| Kobo Writing Life | Ebook | jusqu’à ~70 % |
| Librinova, BoD et autres | Ebook + papier + services | variable selon les services choisis |
Les pourcentages exacts dépendent du prix fixé et des conditions en vigueur sur chaque plateforme : vérifiez les grilles au moment de publier.
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Les obligations légales à connaître #
Publier soi-même fait de vous un éditeur au sens légal : le dépôt légal auprès de la Bibliothèque nationale de France est obligatoire pour un livre diffusé au public. Pour vendre en librairie ou hors Amazon, un numéro ISBN est nécessaire : en France, il s’obtient auprès de l’AFNIL (la première demande est facturée 35 € HT depuis 2023). Sur Amazon, un identifiant est attribué gratuitement pour l’ebook, et KDP peut fournir un ISBN gratuit pour le papier. Les revenus doivent être déclarés (régime des droits d’auteur ou micro-entreprise selon votre situation).
Combien peut-on vraiment gagner ? #
Parlons franchement : la grande majorité des livres autoédités se vendent à quelques dizaines d’exemplaires, essentiellement dans l’entourage de l’auteur. La visibilité ne vient pas de la plateforme mais du travail de promotion : présence en ligne, chroniqueurs, publicité, régularité des parutions. Les auteurs autoédités qui en vivent existent — surtout dans les genres à forte communauté de lecteurs — mais ils publient souvent plusieurs livres par an et traitent l’autoédition comme une activité professionnelle complète.
Publier sur les plateformes est gratuit. Les coûts optionnels mais recommandés : correction professionnelle, couverture de qualité, éventuellement mise en page — de quelques centaines à plus d’un millier d’euros au total selon les prestataires.
Créez un compte KDP, téléversez le manuscrit (Word ou EPUB) et la couverture, renseignez titre, description et prix, puis publiez. Le livre est en ligne sous 72 h en général.
À lire
Peut-on publier un livre sous pseudonyme ?
Oui, cela arrive : de bonnes ventes en autoédition sont un argument, et certaines maisons repèrent leurs auteurs ainsi. Vérifiez simplement de ne pas avoir cédé d’exclusivité à une plateforme de services.
Non. En autoédition vous ne payez pas de forfait éditorial et gardez tous vos droits ; à compte d’auteur, vous payez une société qui se présente comme éditeur. La nuance est décisive.L’autoédition coûte-t-elle de l’argent ?
Comment s’auto-publier sur Amazon ?
Peut-on passer de l’autoédition à l’édition classique ?
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